Dans la vie d’une commune cela s’appelle une catastrophe. L’annulation du PLU de notre ville renvoie au droit des sols applicable du POS qui date de 1986. Cela prive notre ville de toute possibilité d’adaptation et d’évolution. Cet événement sonne le tocsin d’un équilibre budgétaire pour les années à venir : en effet, en matière de finances publiques, le levier de l’urbanisme peut être un puissant moteur de développement.
Mais il ne faut pas confondre développement avec hold-up : on ne créé pas un emplacement réservé sur un domaine privé pour dans un deuxième temps rechercher la justification de l’utilité publique.
Acheter des terrains au rabais, car rendus figés par des servitudes d’urbanisme, pour les donner à bail à construction à des promoteurs (hôtels), ce ne sont pas des méthodes acceptables. Ni également l’achat d’un terrain «sous condition rémérée à 2 ans» (casino de jeux). C’est normal que certains propriétaires se soient défendus.
Que vont devenir ces achats ? Une charge supplémentaire pour nos finances en attendant un nouveau document d’urbanisme (2 ans de gestation et un coût budgétaire de plusieurs milliers d'€) qui débloquera peut être cette situation. Si toutefois les méthodes deviennent raisonnables. Il y a du travail
Edouard Diriment