Lors des deux derniers conseils municipaux, Monsieur le maire a annoncé que des mesures de restriction budgétaire seraient réalisées sur l’offre culturelle du théâtre Galli. Cette décision est selon lui motivée par un déficit s’élevant à 950 000 €. D’après ses calculs, les spectacles onéreux et les cachets d’artistes trop élevés sont la cause de ce déficit.
Pourquoi supprimer des spectacles, alors qu’une gestion réaliste et saine permettrait de réaliser de nombreuses économies ? En voici quelques exemples :
Premièrement, le directeur du théâtre n’est pas un employé salarié de la commune. En effet, la commune a signé un contrat de prestation service avec la société de ce dernier pour un montant de 87 308 €. Pourquoi fait-on appel à des services extérieurs, alors qu’il y a quelques années, notre maire avait recruté un fonctionnaire territorial de catégorie A pour cette fonction ? Après quelques temps, cet employé communal a été démis de ses fonctions au sein du théâtre et transféré dans un autre service de la mairie. En conclusion, la dépense ci-dessus apparaît superflue, quand on sait que la commune dispose d’un fonctionnaire expérimenté et compétent pour assumer le rôle de directeur de théâtre.
Deuxièmement, nous avons constaté qu’une association 1901 intitulée MUSICA a organisé de nombreux spectacles en 2008. Il s’agit là d’un lien contractuel récurrent et onéreux, qui a attiré notre attention. En mai 2008, nous avons saisi la commune par écrit afin d’obtenir les factures et les contrats de travail liés à cette association. A l’appui des factures on constate que pour le 1er trimestre 2008, cette association a touché la somme de 121 809,06 € pour trois spectacles.
On peut donc en conclure qu’en exploitant davantage les compétences internes de la commune et en étant attentif aux prestations de certaines associations, la commune pourrait chaque année réaliser une économie sans que l’offre culturelle ne soit restreinte.
Mais le plus inquiétant est l’absence de communication des contrats de travail des musiciens. A ce sujet, l’explication de la mairie est la suivante : l’association refuserait de les communiquer malgré deux mises en demeure de la commune. Malgré cette défection grave, la commune a attendu 5 mois pour cesser de travailler avec cette association. Mme AUBERT, 1ère adjointe, a en outre précisé lors d’un conseil municipal d’octobre que la commune avait cessé toute collaboration avec cette association. Pourtant en décembre dernier, on retrouvait certains de ces protagonistes pour un concert de Noël.
Nous avons saisi les services de l’état pour ce délit probable d’emploi de main d’œuvre dissimulée.
Laurence PELLEGRINI & Olivier THOMAS