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 Octobre 2008: Nos propositions pour le développement durable
Nos propositions
Lors des dernières élections municipales, 45% des votants, c’est-à-dire presque la moitié des Sanaryens qui se sont rendus aux urnes, n’ont pas validé les projets du maire actuel. Par conséquent, ces mêmes votants ont un droit légitime à faire entendre leurs opinions divergentes. La politique de développement durable de la municipalité constitue une des carences principales que Monsieur le Maire se doit de combler. C’est pourquoi l’Association de Défense des Sanaryens propose les choses suivantes :


Nous souhaitons la mise aux normes européennes de la station d’épuration de la Cride : La ville de Sanary avait été mise en demeure de conformer sa station d’épuration aux nouvelles normes avant le 31 décembre 1998. Dix ans plus tard, la situation stagne encore. Le préfet a d’ailleurs mis en demeure notre commune, en juillet dernier, de procéder aux travaux. Outre les conséquences environnementales, l’Union européenne pourrait condamner l’État français à une sévère amende. Un rapport de la Commission des finances du Sénat la chiffre à 400 millions d’euros, qui seront répercutés sur les collectivités locales. Certes, la mise aux normes suppose d’importants et coûteux travaux. Mais n’oublions pas que l’Agence de l’eau a déployé un important budget à cet effet et que 30% du montant des travaux seront pris en charge. La réponse de Monsieur le Maire : selon lui, les bactéries se voient détruites par l’eau de mer au bout d’une heure.

Nous souhaitons le règlement immédiat du problème des odeurs de la Reppe :
En sa qualité de Président du Syndicat Intercommunal de la Reppe et du Grand Vallat, Monsieur le Maire touche environ 750 euros par mois. Il a donc non seulement un devoir moral vis-à-vis des administrés, mais encore un devoir de résultat de par sa rémunération. Qui n’a pas vu la banderole « ça pue » accrochée aux bâtisses qui bordent la Reppe ? Ces quelques mots résument aussi bien le dégoût des riverains lié aux odeurs pestilentielles que le désespoir de voir cette situation ne pas évoluer. Plusieurs questions se posent : la stagnation des algues est-elle la seule responsable des odeurs ? Les odeurs sont-elles les seules conséquences de cette stagnation ? La santé publique et l’environnement ne courent-ils pas un risque ? Un rapport du commissaire enquêteur du 10 octobre 2007 a évoqué cette éventualité. Ce que nous souhaitons surtout, c’est qu’une étude consciencieuse soit menée afin que les causes des odeurs soient définitivement établies et que la solution adéquate soit élaborée. La réponse de Monsieur le Maire : les riverains sont propriétaires du fleuve et donc responsables de son assainissement. En attendant, les odeurs persistent.

Nous souhaitons l’obtention du Pavillon bleu :
L’obtention du Pavillon bleu suppose une politique environnementale irréprochable. Elle est notamment basée sur l’information, la sensibilisation et l’éducation du public aux habitudes éco-citoyennes, la prévention des risques de pollution, la protection et la gestion des espaces naturels, une politique durable de la gestion des déchets et de l’eau sous toutes ses formes. En d’autres termes, le Pavillon bleu est à la fois un gage de qualité pour la politique environnementale d’une commune et un cadre strict pour les projets communaux. Pourquoi la commune voisine de Six-Fours possède-t-elle cette labellisation depuis l’an 2000 alors que Sanary n’en fait même pas la demande ? Cela ne traduirait-il pas des carences évidentes de la politique municipale en matière d’environnement ? Certes la ville de Sanary est adhérente de l’Agenda 21. Mais notre municipalité respecte-elle les principes fondateurs qui consistent à « Soulager les réserves en capital naturel », « accroître…les transports urbains respectueux de l'environnement » ou encore « arrêter la pollution et à la prévenir à la source ». Nous ne pouvons être que dubitatifs…
      

Nous souhaitons la création systématique de pistes cyclables à l’occasion de la rénovation des routes sanaryennes :
Outre son rôle essentiel dans la promenade et la détente, le vélo est un outil essentiel pour la protection de l’environnement. Ses atouts majeurs sont notamment qu’il ne pollue pas, utilise peu d’espace dans le paysage, ne fait pas de bruit et enfin, qu’il réduit les embouteillages. Seulement, en l’absence d’espaces aménagés, la pratique du vélo peut comporter des risques pour ses utilisateurs et gêner la circulation des véhicules. La réponse de Monsieur le Maire à notre proposition : selon lui, les pistes cyclables sont inutiles car les cyclistes ne les emprunteraient pas, et préfèreraient rouler sur la route.

Nous souhaitons un projet de minibus électrique pour l’arrière-pays :
La ville de Sanary ne se résume pas à son port et son centre-ville. La possibilité de mobilité des résidents de l’arrière-pays sanaryen est plus que restreinte. Trop éloignés du centre pour s’y rendre à pied, ces derniers n’ont pas autre choix que d’utiliser leur véhicule. À contrario, la protection de l’environnement suppose la réduction de la circulation de véhicules polluants et la promotion du transport en commun. Investir dans deux minibus électriques qui assureraient la rotation entre l’arrière-pays et le centre-ville de Sanary semble donc une solution adaptée.


Nous souhaitons la protection et la mise en valeur de nos pinèdes :
Le terrain du Colombet était voué à créer un parc de promenade qui fait défaut dans notre ville. À la place, ce sont 15 000 m2 de constructions qui vont voir le jour. Les Sanaryens auraient-ils davantage besoin d’un casino de jeux que d’un espace de détente et de promenade ? Sachez que le groupe Alain Ducas que la municipalité prétend être le futur exploitant du restaurant a démenti à plusieurs reprises avoir la volonté de s’installer sur le site du Colombet. L’entreprise est en effet intransigeante en matière de protection de l’environnement. La réponse de Monsieur le Maire à nos inquiétudes : les arbres ne seront pas abattus. Nous vous invitons tout simplement à vous rendre sur le site du Colombet afin de constater s’il est possible de construire des bâtiments si imposants sans détruire notre pinède.


 Enfin, et surtout, nous souhaitons que la municipalité montre l’exemple :
- En transformant son parc automobile polluant en véhicules électriques
- En récupérant l’eau traitée de la station d’épuration pour arroser les nombreuses plantes de la commune

- En préférant la plantation d’une flore méditerranéenne peu coûteuse en eau

- En installant, si les toits des bâtiments le permettent, des panneaux solaires afin de produire de l’eau chaude sanitaire pour les locaux publics, des panneaux photovoltaïques afin de générer une source d'électricité, qui peut en outre être revendu à EDF. Pour le chauffage, on peut envisager soit l'installation d'une pompe à chaleur sur un réseau de radiateur ou, si le cas le permet, un plancher chauffant,
qui, fonctionnant avec un système de pompes a chaleur, peut être à la fois chauffant et
rafraîchissant. On peut également opter pour l'installation de climatisation réversible.

- En installant systématiquement des panneaux solaires pour chauffer les bâtiments publics

- En instaurant une charte environnementale au sein même des services internes de la mairie qui assurait par exemple l’économie de papier (impressions recto verso, dématérialisation)

Posté le 22 octobre 2008 à 18:53:12 CEST par olivier
 
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