La finalité pédagogique du projet de l’école de la forêt amalgame une opération immobilière importante et financièrement élevée (1,6 millions d’€). Le coût global du projet est de surcroît très probablement sous-estimé : il manque en effet l’estimation de la sécurisation du site, de la réhabilitation des accès du fort, de la création des infrastructures routières, de l’achat des terrains… On peut donc supposer que, comme souvent, le système d’avenants sera utilisé à répétition, ce qui portera le projet à plusieurs millions d’euros.
En outre, dans le cahier des charges du maître d’ouvrage, la réhabilitation du fort du Gros-Cerveau est considérée comme chose acquise et ne fait par conséquent pas l’objet d’une étude plus détaillée. À titre d’exemple, le PLU prévoit la réhabilitation des bâtiments identifiables dans leur volume. La municipalité va construire un bâtiment de 250 m2… sur des remblais !
De plus, le potentiel d’utilisation est pénalisé par les restrictions sévères des accès : d’une part un arrêté préfectoral interdisant la circulation dans le massif pour prévenir tout risque d’incendie peut à tout moment être décidé ; d’autre part, les difficultés de la circulation dues à l’escarpement et la morphologie du terrain peuvent nuire au projet. En d’autres termes, par quel moyen seront évacués les enfants en cas d’incendie?
Notons également que l’ampleur de l’opération immobilière semble dépasser l’utilisation restreinte escomptée en terme de fréquentation du site.
Il convient de soulever que le forage d’eau douce à 300 mètres de profondeur, aura un rendement insuffisant (300 litres par heure) pour alimenter les besoins journaliers des participants.
Nous avons interrogé le cadastre en ce qui concerne le terrain qui accueillera ce projet. Il apparaît, sous réserve de mise à jour, que la construction de ce bâtiment se fera sur des terrains privatifs qui n’appartiennent pas encore à la commune !
En conclusion, l’opération s’avère disproportionnée voire inappropriée, à la vue de sa complexité et des coûts envisagés.
Georges G.