Mise à jour du 12 mai : les deux copropriétaires donneront (le 12/05/2009) leur accord pour l'échange.
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Un petit rappel :
Notre commune voulait échanger le parking situé Avenue Joseph Lautier avec la copropriété le Tauroëis contre le parking de la résidence situé avenue des Poilus. Notre édile souhaite y mettre une autre fontaine qui a été d’ailleurs commandée au même « artiste »
que celle située à quelques mètres (100 000 €).Au mois de décembre, nous avions contacté des membres de la copropriété. Ils n’étaient pas informés de cet échange. En effet, l'acte notarié qui a été présenté au vote le 8 décembre 2008 au conseil municipal ne mentionnait aucune date sur l’assemblée générale ordinaire, qui doit justement autoriser le syndic à signer cet acte.
Monsieur Brondi nous avait aimablement répondu qu’il avait tous les accords nécessaires.
La copropriété a refusé en avril l’échange. Il fallait l’unanimité des copropriétaires. Deux ont refusé l’échange.
La commune ne peut donc pas finir les travaux sur cette placette. Nous avions alerté notre maire en
conseil municipal le 8 décembre 2008 : « Encore une fois, vous mettez la charrue avant les bœufs ! Etes-vous si certain d’obtenir l’accord de la copropriété ? Nous souhaitons le report de cette délibération ».
Nous vous communiquons ci-dessous la lettre que nous avions diffusée aux riverains au mois d’avril.
Olivier Thomas
Association de Défense des Sanaryens
(déclarée en Préfecture du Var)
www.ad-sanaryens.org
La placette des Poilus, poil à gratter ?
Tout le monde connaît la rue des Poilus. Elle commence à la place Cavet. La placette du même nom sera l’espace qui se termine à l’intersection des boulevards Lautier/Avenir. L’élargissement de la rue en place piétonne est un vieux projet d’annexion au domaine public d’un parking appartenant à l’immeuble TAUREÏS. Le plan local d’urbanisme prévoyait un emplacement réservé afin de faciliter l’expropriation, si cela devait s’avérer nécessaire. En début d’année une délibération du conseil municipal donnait le coup d’envoi des travaux sans que les copropriétaires du parking aient été consultés. Olivier Thomas, conseiller municipal d’opposition s’en était alors ému. Réponse lui fit faite que ce n’était qu’une question d’enregistrement. Derrière l’immeuble, le parking municipal « Cavet » doit servir de monnaie d’échange. Il a été depuis réhabilité, un espace 2 roues a été dessiné ainsi que 2 places pour des personnes handicapées.
Pour le reste, 23 arceaux de stationnement privatifs sont en attente de l’assemblée générale de l’immeuble validant le transfert des places. Les négociations ont été engagées : chaque lot de la copropriété doit récupérer une place. Il y a 17 sonnettes (commerces compris), on devrait donc logiquement retrouver 17 places. Mais un propriétaire majoritaire demande 3 places supplémentaires pour donner son accord. De plus, les 3 garages de la copropriété (même propriétaire) se voient attribuer 3 places. Le compte est bon : 17 + 6 = 23. Lorsqu’il a été donné à la municipalité, cet espace devait devenir un jardin. Après avoir servi de jeu de boule, puis de parking municipal, il est transformé en parking quasiment privatif.
Les commerçants sont irrités. En moyenne, la fréquentation des magasins a baissé de plus de 20%. Mais ils sont surtout furieux de constater que le parking est vide depuis plus d’un mois, que le maire leur avait promis plusieurs stationnements minutes, enfin parce que la disparition définitive de ce parking public altère sérieusement l’activité commerciale du quartier. Sans compter que certaines places ne seront pas occupées par les locataires de l’immeuble qui ne résident pas à l’année. A moins que celles-ci soient louées à d’autres usagers. Pour un propriétaire, c’est plutôt une bonne opération : 6 places évaluées à la location à 60 € / mois = 360 €.
Nous demandons que nos dirigeants ne bradent pas le domaine public pour des simples effets de façade et qu’ils prennent enfin en considération le tissus économique de notre ville.
Les places minutes promises doivent être réalisées avec un nombre suffisant en correspondance avec l’activité du quartier. Nous proposons à monsieur le maire de transformer l’aire de stationnement des deux roues en stationnement « minute ».
A l’avenir, plutôt que de mettre la charrue avant les boeufs et d’engager des négociations perdues d’avance, nous demandons que la commune respecte les étapes légales dans les décisions administratives. Les arrogants « passages en force » que nous constatons trop souvent s’avèrent catastrophiques tant pour les usagers que pour le patrimoine communal. Cela parait une évidence liée à la compétence.
Edouard Diriment